Catégorie : Voyage Islande

Terre de rêve

Pour accompagner cette petite BD, une citation d’un auteur islandais Jon Kalman Stefansson :
« La poésie est un monde à l’arrière du monde. Et elle est belle. »

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Etes-vous déjà allés sur cette île magique ?

Quand Ana Dess veut prendre un corbeau en photo

« Ana Dess se plie en 4 » est de retour avec une petite anecdote Islandaise. Les corbeaux sont tellement impressionnants là-bas qu’il fallait absolument que je puisse en prendre un en photo…

Corbeau-Islande

 

Ce n’est que le commencement

Ce voyage marque le début d’une nouvelle aventure, page blanche.

Voilà maintenant 10 jours que je suis rentrée et la page blanche commence à se remplir : 3 nouveaux textes, des dessins et croquis…
Je commence à travailler sur le premier titre qui s’appellera : « La valse clémente »

Les idées fusent et je vous en dirais plus très rapidement.
En attendant voici quelques photos de mon voyage.

Merci à tous pour vos commentaires, et vos messages. J’ai été touchée de constater que vous avez été nombreux à me suivre durant ce voyage !
MERCI

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Le Retour

Ce voyage en Islande c’était :

3 semaines sans obscurité, sans étoiles à dormir dans une tente qu’il pleuve ou qu’il vente.

3600 km où chaque km offre un nouveau paysage, où parfois il est possible de rouler 100km sans croiser une seule voiture, habitation ou âme qui vive.

Des volcans, une terre où tout se termine et tout recommence, la renaissance de soi, la sérénité.

Mais c’était aussi la découverte d’une culture et d’une mentalité différente où l’art est omniprésent, où les hommes sont liés et solidaires, où les mots « honneur » et « loyauté » ont encore un sens profond, où la barrière entre magie, mort et réalité, vie est à peine visible.

Il est temps maintenant de commencer à mettre en musique mes textes, à peindre mes émotions, et d’écrire cette page blanche.

 

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Géométrie et couleurs

Le site du Myvátn regorge de phénomènes géologiques surprenants, de palettes de couleurs, de structures et formes géométriques. Tout existe dans la nature, avec la perfection que n’égaleront jamais tous les coups de crayons ou les palettes de peinture.
Les lagons bleu turquoise côtoient le noir et la dureté de la lave. Les palettes des montagnes sont tellement riche : le jaune du soufre, le rouge, le bordeaux, le violet, l’orange… Elles contrastent avec le gris profond de la boue bouillonnante à plus de 100 degrés.
Ce musée naturel de formes géométriques (châteaux de pierre, nids d’abeille géant…) m’hypnotise et me laisserait de marbre devant nos architectures citadines.

Et dans la terre s’inscrit les couches du temps, le ressac de l’eau, le vent…

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L’Océan arctique

Deux jours à bord d’un voilier en bois sur l’océan arctique. Ce fût une expérience vraiment unique. Une grande première pour moi de monter à bord d’un voilier comme celui-ci.
Nous avons navigué toute la « nuit » jusqu’à l’île de Grimsey, qui se trouve sur le cercle polaire. Une petite île dont on peut faire le tour à pied. 200 habitants, essentiellement des pêcheurs. Ici le temps s’écoule à une autre vitesse. Les gens ne sont pas prisonniers de la consommation… Ici tout se récupère et revit, rien ne se jette. 
Dans les falaises vivent plus de 2 millions d’oiseaux, l’homme est seulement un invité. Par moment le ciel se couvre d’oiseaux, je n’entends plus que leurs cris… et je pense à Hitchcock !
Et quand le soleil s’invite, le paysage change, la mer scintille et au loin j’aperçois un jet puissant sortir de l’eau. Mon cœur bat plus fort… C’est une baleine !  Et pas n’importe laquelle : une baleine bleue !!! L’animal le plus gros de la terre : environ 150 tonnes. Je suis émue à l’idée de cette rencontre, c’est juste indescriptible. Une baleine bleue et son petit environ à 200m du voilier… Quel cadeau!
Dur de reposer le pied sur terre et de reprendre la route… Mais je sais qu’il y a encore plein de choses à vivre.

 

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Le Nord

Après ces jours passés dans les fjords de l’ouest, voici un paysage complément différent : des pâturages, des centaines de moutons, des chevaux sauvages, des phoques qui se prélassent, plein d’oiseaux, et les montagnes enneigées qui viennent mourir dans la mer arctique.
Je traverse des villes de pêcheurs, cachées dans les bras de mer, je découvre une autre facette de ce pays avec ses sources d’eaux chaudes. Je marche des kilomètres au milieu d’étranges colonnes formées par la lave, où je découvre la géométrie parfaite de la nature, puis des déserts de sables noirs suivis d’une montagne noire et rouge. 
Demain j’embarque pour deux jours en mer, à bord d’un deux mâts, pour aller jusqu’au cercle polaire. Magique! imageimage copie 2 image copie 3 image copie

Inspiration

L’Islande est un pays qui inspire toutes sortes d’émotions, de sentiments, qui révèle la profondeur de l’être.
L’art de la poésie est ancrée dans les racines, depuis les premiers Vikings avec l’Hávamál. Plus qu’un recueil de poèmes, c’est aussi un mode de vie, une manière d’appréhender la vie.
L’écriture est présente partout : littérature, poésie, musique… J’ai découvert un vieux dicton islandais qui me convient parfaitement : « je préfère aller nu-pieds que sans livre. »
Alors je lis, j’écris, je dessine et je laisse aller mon inspiration.

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En route vers le Nord…

Après 3 jours dans les Fjords, je pars vers le Nord.

C’était une expérience hors du commun, mêlée de sentiments inconnus, indescriptibles. J’aime me perdre, j’aime ce silence, ce froid, j’aime la sensation de me retrouver aux confins de moi-même. J’aime la dureté du paysage, ces montagnes imposantes qui me rappellent que je ne suis qu’un tout être humain, dans ce grand TOUT. 

« Danse, danse ma planète, mon amante. Reprends tes droits, cette danse me tourmente. Danse dans cette valse démente. Je suis condamnée à l’absence, au silence. »imageimage copieimage copie 2

Traverser l’enfer…

Traverser les Fjords de l’ouest c’est un peu comme traverser l’enfer.

J’y ai découvert le silence : pas d’insectes, pas d’oiseaux, pas d’animaux, aucune âme qui vive… Juste le vent qui vient fouetter ces terres désolées. Des montagnes noires aux sommets desquelles viennent s’accrocher les nuages. La lumière donne vie à de sinistres personnages faits de roche, de lave et de mousse. Pas d’arbres. La pureté de la glace, de l’eau, illumine cette noirceur.
Et là je pense aux romans de Jon Kolmann Stefansson ( « La tristesse des anges »), et j’imagine la rudesse de la vie. Et surtout je comprends toute la profondeur du mot TERRE, du respect qu’elle impose aux hommes.

Devant cette force et cette beauté, je me sens plus vivante que jamais. 

 

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A peine arrivée…

A peine 24 h sur place et j’ai la sensation de n’avoir jamais quitté ces terres. Le froid et le vent m’accompagnent dans la traversée des champs de lave. Ce n’est que le début, mais je suis déjà amoureuse…imagepoupéecroquis

Le départ

Voilà ! Nous sommes à quelques heures du départ!
Billets en main, sac à dos plein à craquer…

De l’Islande, je vous enverrais quelques photos, croquis, dessins… suivant l’inspiration !

La Page Blanche va commencer à se remplir, au fil du voyage…

Et mon nouveau site web, tout épuré, va graphiquement se construire au retour de mon périple !

J’ai pris l’essentiel : ma trousse de crayons et feutre, aquarelle, cahier, une mini-moi de papier (réalisée par ma très chère Hélène), et quelques stickers de Groek Andgroel et bien évidemment « Le coeur de l’homme » de Jon Kalman Stefansson, auteur Islandais que je chéris particulièrement.

 

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